Histoire, armoiries et emblème

Sainte-Hélène-de-Kamouraska

La naissance d’une paroisse

Hélénois et hélénoises sont chanceux de connaître de façon aussi précise les détails de l’arrivée de beaucoup des premiers colons, puisque rares sont les paroisses où le souvenir du premier peuplement a été aussi facilement transmis.

Les premiers colons de Sainte-Hélène s’établirent au deuxième rang, dit rang de la Pinière. Ce nom lui vient de ce qu’il était autrefois couvert de beaux pins. Longtemps, ce rang fut appelé « La colonie de Saint-Roch », parce que ses premiers colons venaient de la paroisse de Saint-Roch-des-Aulnaies, L’Islet.

En 1803, le curé de Saint-Roch, l’abbé Verrault, en visite chez son cousin, l’abbé Jos Dorval, curé de Saint-André, se plaignait de ce que les jeunes gens de sa paroisse seraient bientôt obligés de quitter sa paroisse parce que toutes les terres étaient prises. Alors le curé Dorval lui dit de les envoyer dans sa paroisse, qu’il y avait de très bonnes terres dans le deuxième rang et qu’ils pourraient facilement s’établir.

Sur la photo : Bertrand et Rosaire Landry (frères)

Une fois chez lui, le curé Verrault dit à son engagé, Clément (Vincent) Morin, que, s’il voulait aller s’établir au2e rang de Saint-André, il lui achèterait une terre. Cette offre fut acceptée par le jeune Morin, qui vint l’année même, en 1803, ouvrir une terre pour s’y établir définitivement en 1806. De 1803 à 1806, le nouveau colon renseignait ses co-paroissiens de Saint-Roch, sur ses défrichements et la qualité de terre, et les invitait à venir s’établir à ses côtés.

C’est ainsi que ses amis, Francis Thiboutot, Hubert Saint-Pierre, Germain Morin, Michel Chénard, Jean Saint-Pierre, Gabriel Saint-Pierre, Plessis Saint-Pierre, Francis Caron, François Ouellet, Henri Morin, Louis Ouellet, Jean-Baptiste Dubé, Charles Castonguay, François Castonguay, et autres vinrent s’établir à Saint-André, aujourd’hui Sainte-Hélène. »

Dès 1827, plusieurs familles (une quarantaine) peuplent la nouvelle colonie dont les terres appartenaient au seigneur de Kamouraska et à la seigneurie de l’Islet-du-Portage.

Alors, les nouveaux arrivants s’affairaient à bâtir une maison, à défricher une terre, à cultiver un jardin et un peu de fourrage pour les premiers animaux qu’il fallait aussi loger et soigner. Il fallait aussi participer aux corvées pour construire les chemins reliant les colons entre eux et donnant accès aux facilités de la paroisse.

En 1848, Sainte-Hélène devient paroisse par décret d’érection canonique et, la même année, on confirme son érection civile. La population la plus nombreuse fut en 1881 et comprenait 1579 personnes et 256 familles pour une moyenne de plus de 6 personnes par famille.

Le 13 septembre 2014, la Municipalité de Sainte-Hélène devient Sainte-Hélène-de-Kamouraska.

En janvier 2018, la municipalité de Sainte-Hélène compte 881 personnes. Elle attire de nombreuses jeunes familles. Sa situation géographique enviable, ses services de proximité et son charme naturel en font un endroit prisé.


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